L’Insomnie et ses conséquences.

L’insomnie.

 

L’insomnie est un trouble du sommeil. Difficile à définir avec précision ce trouble se caractérise par la difficulté à dormir suffisamment,  au point  d’entraver les  activités de la vie  courante (somnolence, attention diminué, irritabilité, etc.) Il est vrai que certaines personnes dorment peu d’heures par nuit sans pour cela avoir des conséquences néfastes : elles ne sont donc pas insomniaques.

Dans la grande famille des troubles du sommeil, la médecine inclut la narcolepsie (entrée subite et imprévisible d’un un état d’endormissement), et l’hypersomnie (besoin excessif de dormir) et les troubles des rythmes circadiens.

Dans les pays développés, les rythmes de vie, les conditions d’existence, le système de production, auxquels les travailleurs sont exposés, et compris par celles et ceux qui doivent travailler de nuit, bouleversant ainsi leur rythmes de sommeil, les troubles du sommeil sont assidus et multiples.

Il n’est pas rare d’entendre des personnes se plaindre d’avoir passé une mauvaise nuit ou une nuit en blanc. « Que la nuit ma parue longue », entend si souvent. Ou encore « je n’ai pas cessé de compter les heures passer, sans pouvoir dormir ».

Les femmes seraient plus inclines que les hommes à l’insomnie, certainement en raison de certains changements hormonaux avant la menstruation et durant le temps (les années) qui précède et suit la ménopause. C’est-à-dire, généralement à partir de cinquante ans.

Avec l’insomnie s’est souvent l’anxiété et la hantise de la nuit. Cette situation se prolongeant entretien et renforce le problème, et perturbe la vie courante, puisque les activités peuvent subir des difficultés. L’insomnie est une situation nuisible, dont il faut s’occuper dès que les premières difficultés à dormir se manifestent.

 

Panorama insomniaque.

 

L’insomnie est aujourd’hui un trouble très courant, chez un très grand nombre de personnes. D’après les études qui lui ont été consacrés nous savons que parmi les personnes adultes qui se plaignent de cette souffrance 11% vivent un réel bouleversement de leur sommeil. Aussi que ce trouble est plus fréquent chez la femme.

La classification internationale des troubles du sommeil est la suivante :

Insomnie d’ajustement, d’une durée de plus de trois mois, caractérisée par : Insomnie aigue transitoire, insomnie associée à un facteur stressant (psychologique, environnemental, physique ou psychosocial). L’insomnie peut cesser si on l’enraye ou avec l’éviction du facteur causal ou si on s’y adapte.

Pour ce type d’insomnie la médecine propose divers traitements : L’éviction du facteur responsable (si possible), le renforcement de l’hygiène du sommeil, le traitement cognitif, le traitement pharmacologique, et un traitement comportemental.

Insomnie psychophysiologique, d’une durée de moins d’un mois, caractérisée par : présence d’un conditionnement avec identification d’un facteur s’opposant à l’endormissement ou induisant un état d’hyperéveil, dont des angoisses, incapacité à s’endormir à une heure planifiée, mais sans aucune difficulté au cours de situations monotones, la qualité de sommeil améliorée en dehors de la maison et une activité mentale exacerbée au lit, suivie d’une tension somatique excessive.

Ce type d’insomnie peut être traitée par : Un traitement cognitif, un renforcement de l’hygiène du sommeil, un traitement comportemental, un traitement pharmacologique et un traitement ayant pour base la relaxation.

Insomnie paradoxale, d’une durée de moins d’un mois, se caractérise par : Une insomnie chronique avec quelques nuit normales, une insomnie très sévère à la lecture de l’agenda du sommeil, absence paradoxale de siestes diurnes, dysfonctionnement diurne plus modéré que ne le voudrait l’importance de la privation du sommeil, la personne rapporte un éveil le plus fréquemment induit par des stimuli environnementaux, des pensées intrusives…

Dans ce cas d’insomnie, la médecine propose : Un traitement cognitif, le renforcement de l’hygiène du sommeil et le traitement comportemental.

Insomnie idiopathique, existante depuis l’enfance, se caractérise par : Un début d’insomnie dans l’enfance, une absence de facteur causal identifié et l’absence de période de rémission.

Pour ce type d’insomnie la médecine propose : Un traitement pharmacologique spécifique, le renforcement de l’hygiène du sommeil.

Insomnie secondaire à une maladie mentale, d’une durée de moins d’un mois, se caractérise par : Une pathologie mentale diagnostiquée, une insomnie avec un signe précurseur d’une pathologie mentale à venir.

Pour cette insomnie il est proposé par la médecine : Un traitement adapté de la maladie mentale, un renforcement de l’hygiène du sommeil, de même qu’un traitement cognitif et un traitement comportemental.

Insomnie par mauvaise hygiène du sommeil, d’une durée de moins d’un mois, se caractérise par : Un mauvais planning du sommeil : heures du coucher et levers variables, temps passés au lit excessif, siestes…, abus d’alcool, nicotine, caféine, théine…, activités mentales, physiques ou émotionnelles trop proches du coucher, l’utilisation du lit à d’autres fins que le sommeil : tv, lecture trop longue, repas…, et un environnement de chambre à coucher peu propice au sommeil.

Dans ce cas la médecine propose le traitement suivant : Le renforcement de l’hygiène du sommeil, le traitement cognitif, le traitement comportemental.

Insomnie secondaire à une drogue ou une substance, d’une durée de moins d’un mois, se caractérise par : L’abus ou dépendance à une drogue favorisant une fragmentation du sommeil (intoxication ou sevrage), des médicaments ou aliments favorisants une fragmentation du sommeil, par une insomnie associée à la période d’utilisation, d’intoxication ou de sevrage.

Pour ce type d’insomnie la médecine propose : Le sevrage progressif, l’éviction si possible de la substance, et le renforcement de l’hygiène du sommeil.

Insomnie secondaire à une cause médicale, d’une durée de moins d’un mois, se caractérise par : Une pathologie médicale d’une fragmentation du sommeil, ou par une pathologie médicale directement responsable de l’insomnie.

Dans ce cas la médecine propose : Un traitement optimal de l’affection  médicale, un renforcement de l’hygiène du sommeil, un traitement pharmacologique spécifique à adapter à l’affection médicale.

 

Les causes les plus courantes de l’insomnie.

 

Les troubles du sommeil les plus courants causant l’insomnie sont le stress, les syndromes anxieux ou les états d’agitation ainsi que les problèmes digestifs. Les syndromes dépressifs sont souvent cause d’insomnie mais en sont parfois la conséquence.

Sachons que toute maladie peut entrainer un trouble du sommeil : douleurs chroniques, fièvre, essoufflement. Certaines insomnies sont directement la conséquence d’une alimentation inadaptée, en particulier la prise excessive ou trop tardive de caféine. Elles peuvent être la conséquence d’un traitement.

 

Pathologies psychiatriques et insomnies.

 

Il y a deux types de pathologies psychiatriques particulièrement aptes à générer des insomnies :

* Les épisodes maniaques (états d’exaltation des humeurs) que l’on trouve essentiellement dans le cadre des troubles bipolaires,

* Les pathologies se manifestant par de l’hyper-vigilance, notamment les psychoses et les états de stress post-traumatique.

Cependant, d’autres causes plus rares peuvent s’inclure :

* L’apnée du sommeil se manifeste sur le cycle normal du sommeil qui est interrompu par de nombreux arrêts (pauses) de la respiration. Les conséquences de ces apnées sont une diminution du taux d’oxygène dans le sang et souvent des micro-réveils. La personne ne s’en souvient généralement pas le lendemain, mais se plaint de somnolence durant la journée. La plupart du temps ce trouble est de nature obstructive. Ce type d’obstruction est souvent lié à l’obésité.

* Le Syndrome des jambes sans repos ou « impatiences ». Ces symptômes sont souvent décrits comme étant des sensations tactiles imposant le mouvement des membres concernés. La personne a un besoin impérieux de bouger dans le but de faire disparaître cette sensation, empêchant la survenue du sommeil et induisant un besoin de sommeil.

* La Parasomnie de nombreuses personnes qui pensent souffrir d’insomnie ont parfois seulement besoin de moins de sommeil qu’elles ne le pensent… Le vieillissement se manifeste souvent par un sommeil plus léger sur des périodes plus courtes avec une vie tout à fait normale en période diurne, sans somnolence ou fatigue…

La médecine et les spécialistes du trouble du sommeil préconisent des traitements pharmacologiques pour venir à bout de ce phénomène.

 

Des agents inconnus de la science…

 

Combien de fois nous nous réveillons la nuit, parfois systématiquement à la même heure, d’autres fois à des heures différenciés, assez troublés, parfois suite à un rêve qui nous laisse l’impression de quelqu’un qui vient de nous réveiller.

Cette cause qui nous trouble le sommeil, dans la mesure où elle ne se situe dans un cadre dit physique, qui n’est pris en compte par la science et dès lors encore moins étudié par elle.

Nous savons tous que les rêves, bons ou troublants, font partie de la vie nocturne de l’Esprit et des activités qu’il effectue lors que son corps physique est au repos, endormi afin de restaurer ses énergies et les forces pour le lendemain.

L’existence de l’Esprit (nous pourrions même dire de l’Âme) n’est pas reconnue par la science (dite officielle) qui remet tout aux activités du cerveau et n’étudie sur cet angle les souvenirs de cette activité, lesquels passant par le cerveau, pour enregistrement dans la mémoire, peuvent perdre ou pas certaines de ces activités en route. De là le non souvenir de tout et de tous nos rêves.

Afin de mieux illustrer cette attitude de la science qui fondamentalement n’a pas encore changé, voici que qu’en disait Allan Kardec dans son œuvre « Le Livre des Médiums » Page 145.112, des Editions Philman : « La cause des rêves n’a jamais été expliquée par la science ; elle les attribue à un effet de l’imagination ; mais elle ne nous dit pas ce que c’est que l’imagination, ni comment elle produit ces images si claires et si nettes qui nous apparaissent quelquefois ; c’est expliquer une chose qui n’est pas connue, par une autre qui ne l’est pas d’avantage ; la question reste donc toute entière… ». Allan Kardec poursuit sa démonstration sur l’attitude de la science démontant un par un ses prises de position.

 

… Les Esprits interviennent aussi dans l’insomnie.

 

L’existence des Esprits et leurs interventions auprès des hommes n’est pas sans provoquer certains effets, sur notre état physique, intellectuel et moral.

Leurs interventions, fonction de leur état intellectuel et moral, exercent une influence sur chacun de nous. Cette influence peut avoir des conséquences plus ou moins importantes et diverses, selon les conditions dans lesquelles nous nous trouvons.

Leurs interventions qui sont permanentes, peuvent avoir lieu à toute heure et comme nous le disons plus haut, pendant notre sommeil, comme pendant notre éveil.

De toute façon nos troubles du sommeil, peuvent avoir leur origine dans la présence et l’intervention des Esprits dans notre vie. De même qu’une personne peut intervenir dans notre activité éveillée et aussi pendant notre sommeil, nous réveillant, de même les Esprits  peuvent se rapprocher de nous et nous influencer.

La nuit, pendant notre sommeil leur présence peut très bien se manifester en nous réveillant, et en nous laissant des impressions plus ou moins bonnes ou mauvaises. Connaissant nos habitudes et sachant quel est notre état d’esprit, ils peuvent manifester aussi bien leur accord que leur désaccord avec nous.

En fonction de leur état, ils peuvent nous transmettre et faire connaître au-delà de leurs désirs, leurs états, d’équilibre ou de déséquilibre, de santé ou de maladie, et c’est ainsi que nous pouvons rester des temps plus ou moins longs sur cette impression ou emprise.

C’est par les périsprits et les auras corporels, en tant que transmetteurs et capteurs respectifs, des hommes incarnés et des désincarnés, que sont transmis ces différents états ressentis par les uns et les autres.

C’est Allan Kardec, qui poursuit en page 76.56 : «… Les Esprits, comme on le voit, sont donc des êtres semblables à nous, formant autour de nous toute une population invisible dans l’état normal ; nous disons dans l’état normal, parce que, comme nous le verrons, cette invisibilité n’est pas absolue ». (…)

76.57 : « …L’action intelligente de ces mains qui obéissent évidemment à une volonté en exécutant certains mouvements, en jouant même des airs sur un instrument, prouve qu’elles sont la partie visible d’un être intelligent invisible. Leur tangibilité, leur température, en un mot l’impression qu’elles font sur les sens, puisqu’on en a vu laisser des empreintes sur la peau, donner des coups douloureux, ou caresser délicatement, prouvent qu’elles sont d’une matière quelconque… ».

76.58 : « La nature intime de l’Esprit proprement dit, c’est-à-dire de l’être pensant, nous est entièrement inconnue ; il ne se révèle à nous que par ses actes, et ses actes ne peuvent frapper nos sens matériels que par un intermédiaire matériel. L’Esprit a donc besoin de matière pour agir sur la matière. Il a pour instrument direct son périsprit, comme l’homme a son corps ; or son périsprit est matière, ainsi que nous venons de le voir. Il a ensuite pour agent intermédiaire le fluide universel, sorte de véhicule que lequel il agit comme nous agissons sur l’air pour produire certains effets à l’aide de la dilatation, de la compression, de la compulsion ou des vibrations. 

Envisagée de cette manière, l’action de l’Esprit sur la matière se conçoit facilement ; on comprend dès lors que tous les effets qui en résultent rentrent dans l’ordre des faits naturels, et n’ont rien de merveilleux. Ils n’ont paru surnaturels que parce qu’on n’en connaissait pas la cause ; la cause connue, le merveilleux disparaît, et cette cause est tout entière dans les propriétés semi-matérielles du périsprit. C’est un nouvel ordre de faits qu’une nouvelle loi vient expliquer, et dont on ne s’étonnera pas plus dans quelques temps qu’on ne s’étonne aujourd’hui de correspondre à distance par l’électricité en quelques minutes ».

 

Quelques conseils pour traiter l’insomnie.

 

De plus en plus on utilise les remèdes naturels en tant que traitement de l’insomnie, en tant qu’alternative aux traitements conventionnels, nous ne savons pas encore si leur action est profonde au point de la faire disparaître, d’autant que même ces traitements restent inefficaces lorsque ce trouble do sommeil est provoqué par un agent ou Esprit désincarné.

Nous pensons qu’il est utile de consulter et de faire tous les examens nécessaires auprès des experts médicaux. Les médecines (dites parallèles) ne dispensent pas la consultation qualifiée. A côté de certains somnifères naturels assez efficaces, peut-être moins chers, il y a aujourd’hui à la disposition des insomniaques des remèdes naturels contre l’insomnie à base d’une alimentation appropriée et un mode de vie sain. Mais là aussi, ne prenez rien sans consulter et parler avec votre médecin. Dans tous les cas :

1° – Manger et boire proprement, sain et équilibré. 2° – Suivez, éventuellement, un régime alimentaire qualifié. 3° – Parlez avec votre médecin sur l’opportunité des éléments nutritifs, ou des suppléments à base de plantes, certaines effusions sont assez efficaces. 4° – Si votre médecin ne vous en parle pas, demandez-lui si, dans votre cas, il s’agirait de prendre une collation avant de vous coucher. 5° – Il y a aujourd’hui sur le marché des compléments alimentaires, bien que nous ne soyons pas systématiquement contre, nous pensons qu’avant de les prendre il faut absolument parler de cela avec votre médecin. 6° – Surtout informez-vous bien des cycles du sommeil, souvent négligez par les insomniaques, accros à l’internet, entre autres. 7° – Les exercices physiques peuvent avoir des avantages en ce qui vous concerne, parlez-en avec votre médecin. 8° – Si après tout ceci vous continuez à avoir des troubles du sommeil, consultez un centre spirite, sérieux, … afin d’évaluer ce dont il s’agit.

En tous les cas, quoi que vous fassiez consultez préalablement votre médecin et suivez rigoureusement ses conseils.

 

Notre corps et son commandement.

 

Notre corps étant constitué d’un nombre important d’organes, réunis en systèmes et ceux-ci étant composés d’éléments divers, interdépendants, leur fonctionnement exige qu’entre eux il y ait un bon équilibre, une synchronie et l’harmonie suffisantes, afin que chacun bénéficie d’un bien-être et d’une santé qualifiée.

Sachez que dans notre corps il y a un intérieur et un extérieur, il y a ce qui est du domaine du visible et de l’invisible. Toute cette complexité organique ne peut exister sans votre aide consciente et surtout sans que vous vous intéressiez à son équilibre et ses mouvements.

Nous sommes des êtres mentaux et psychiques. Notre cerveau est une machine complexe, relativement peu connue, mais qui nous délivre chaque jour un peu de son fonctionnement et de sa constitution. Au-delà de son apparence extérieure, saillie, la tête, le crâne, les cheveux, le front, l’œil, la narine, les lèvres, le menton, le crâne, le sourcil, le nez, la joue, la bouche le cou, il y a sa partie interne dont la science fait depuis quelques années des pas de géant dans sa connaissance.

Concentrez-vous sur votre corps et vous vous rendrez compte de la complexité de sa composition et de là de son fonctionnement. Ce fonctionnement est totalement contrôlé par le cerveau et par son cervelet qui se charge des muscles, reliés à des petits nerfs de la peau qui lui envoient les messages en fonction de ce que nous touchons ou subissons.

Toute cette masse de systèmes d’organes constituent une sorte de machine hautement sophistiquée dont le centre de commandement est l’Esprit. De par sa nature l’Esprit ne peut diriger directement le corps matériel, pour ce faire il se sert d’un corps intermédiaire nommé le Périsprit, dont la nature est semi-matérielle ou énergétique. La composition de l’être humain est, comme nous le voyons, assez complexe et nécessite, pour agir efficacement, d’un fonctionnement en équilibre, synchronique et en harmonie, dont un sommeil profond.

 


Ndr de l’EPADIS : Tous les titres de cet article ont été choisis par nous.

1° – Cet article fut rédigé à partir de certains articles et informations existantes sur internet.

2° – De lectures du livre faites « Apprivoiser l’Insomnie » du Dr. Michel Dib (Les Editions du huitième jour) et « Carnet de poche du bien vivre l’Insomnie » de Chrystine Landry (chez Hachette).

3° – Du « Le Livre des Médiums » d’Allan Kardec – Les Editions Philman d’octobre 2000.