Le sourcier.

Le sourcier (1) est celui qui équipé d’une baguette prospecte de l’eau souterraine. Pour cette activité certains sourciers utilisaient un pendule. La baguette en forme de Y, étaient faite en bois de noisetier, qui est un très bon conducteur du fluide magnétique, de même que celui d’amandier, de saule, etc. D’autres baguettes sont faites de laiton, acier, cuivre, ou des alliages. Depuis l’existence du plastique on les fabrique avec cette matière.

Bien que l’efficacité des sourciers ne soit scientifiquement établie, leur sensibilité magnétique n’en est pas moins réelle. Du point de vue spirite nous l’appellerions de moyens de médiumnité. Même si, selon les individus, elle est ou a pu être plus ou moins régulière et demande que d’autres facultés lui soient alliées.

Dans l’histoire ancienne la baguette fut utilisée pour de la divination afin d’interroger les dieux. Plus récemment son usage s’est étendue à la recherche de métaux. Des mines pendant la guerre de 1914-1918, où les deux armées, allemande et française, l’ont utilisé a cette fin. C’est ce qui affirme Thierry Gautier (2) disant aussi que « chaque département employé un plusieurs sourciers afin de trouver des sources d’eau.

 

Processus historique

 

C’est en 1810 que le chimiste Eugène Chevreul (3) remarque qu’il n’y a plus de corrélation entre le mouvement du pendule et l’objet étudié lorsqu’il ferme les yeux et que l’amplitude du mouvement diminue en immobilisant son bras et son poignet avec un support. Il en conclut qu’on ne peut pas détecter avec le pendule quelque chose qu’on ne sait pas déjà et que les mouvements sont modifiés par l’autosuggestion.

Plus récemment le physicien Yves Rocard (4) qui publie en 1962 Le signal du sourcier, la baguette joue le rôle de simple détecteur d’un tremblement inconscient plus ou moins prononcé des mains et provoqué par une variation géophysique du champ magnétique terrestre. La présence d’eau en sous-sol modifierait suffisamment le champ magnétique pour que des personnes « sensibles » puissent les percevoir. C’est en 1989 qu’il publie son dernier ouvrage sur le sujet : La science et les sourciers.

Les doutes sur les capacités des sourciers, par ces temps où le scepticisme ne cesse de grandir, et compris par rapport aux connaissances scientifiques établies, fait penser à bien des gens que la technique et les moyens des sourciers ne relève que du hasard, par des effets idéomoteurs et l’autosuggestion. N’empêche que même dans ces deux derniers cas cela démontre au moins ce que représente l’énergie mental. Mais de ceci les sceptiques n’en disent pas un mot.

 

Expériences et analyses

 

Des essais rigoureux ont été faits sur 843 personnes pour une durée de deux ans. L’analyse des résultats démontra que les radiesthésistes (5) obtenaient les mêmes résultats qu’une détection effectuée au hasard. Mais les sourciers vérifièrent que 6 radiesthésistes avaient obtenu un taux significatif de succès, et que sur les 43 sourciers soumis au test, a peine 6 été compétents. En fin de compte l’expérience fut considérée un échec.

D’autres expériences ont été refaites à Philadelphie (Etats Unis d’Amérique du Nord) par la PHACT, avec la même méthode de celle faite à Munich (Allemagne). Le résultat final c’est que la méthode radiesthésiste n’est pas d’avantage prouvant, ni dans un sens ni dans l’autre. D’autres tests furent menés encore, mais le résultat reste équivalent aux autres et finalement ils n’ont pas pu conclure.

Tout ceci vient en appui du fait que les sourciers par leur médiumnité ne sont pas moins efficaces, et que malgré toutes les critiques, les sourciers aux quatre coins du monde arrivent, par leurs méthodes traditionnels, à trouver les points d’eau, aujourd’hui comme jadis, avec une marge d’erreur sans doute due à la sensibilité et aux critères individuels de chacun.

 

Des histoires de sourciers

 

Jacques Aymar fut un sourcier né à Saint-Véran. Le 5 mars 1692 un marchand fut assassiné à Lyon de même que sa femme, dans leur cave. L’enquête à piétiné longtemps et un voisin suggère de recourir à Jacques Aymar. Celui-ci accepte et il est conduit sur les lieux du crime. Avec sa baguette Jacques établi l’itinéraire qui l’emmène à Beaucaire, la elle désigne un bossu comme responsable du crime. Celui-ci avoue, en effet, être l’un des responsables du crime et fut immédiatement condamné.

Jacques acquière une renommée exceptionnelle, Mais bientôt les autorités s’en émeuvent et l’Académie Royale des Sciences le soumet à une série des tests qui le mettent en défaut. Jusqu’a aujourd’hui aucun travail historique ne fut exercé sur la nature et la validité de ces épreuves. A l’époque certains dont le prince Henri de Bourbon-Condé la dénoncé comme imposteur.

Plus tarde en 1837 la très sérieuse Revue du Lyonnais publie un article que hisse haut la baguette de Jacques Aymar au rang des découvertes « qui ont fait la fortune des civilisations en Europe ». Au XXème siècle d’autres sourciers, Bletton, Pennet, Campetti, etc, seront soumis aux mêmes controverses.

Dans le livre de Mme. de W. (6)« Ceux qui nous quittent » dont la préface est signé de Gabriel Delanne, on peut y lire page 164 : (…) «Mais j’ajoute encore que pour que ces actions très faibles puissent réagir sur le sourcier et sa baguette, il faut que le sourcier soit un sensitif, ou qu’il possède ce genre de médiumnité sans lequel rien ne se produirait. La réussite de ses phénomènes est donc, avant tout, limitée aux facultés spéciales physiques et psychiques du sourcier ».

 


Bibliographie

 

(1) Sourcier n’a rien à voir avec sorcier

(2) Thierry Gautier – spécialiste reconnu de la pollution électromagnétique de l’habitat et de l’environnement.

(3) Eugène Chevreul – (1786-1889) Chimiste, élève et préparateur de Vauquelin.

(4) Yves Rocard – (1903-1992) Physicien avec un nombre important d’œuvres sur différents aspects de la science.

(5) Radiesthésiste – personne qui pratique la baguette, le pendule radiesthésique.

(6) Il s’agit du médium Mme. de Watteville, auteur du livre « Ceux qui nous quittent » – Extraits de communications médianimiques – paru aux Editions du Fil d’Argent – Collection Littérature Spiritualiste. ISBN ; 978-2-9528539-0-3.

Cet article est de la responsabilité de la rédaction d’Epadis, ayant pour sources le livre de Mme. de W. « Ceux qui nous quittent », pages 164 et 165, ainsi que le site internet Wikipédia, sur les sourciers et celui sur Jacques Aymar.